Danielle CORIN

Danièle Corin fait partie des quelque 17’000 parents d’enfants atteints d’autisme en Suisse. Le couperet est tombé un jour de 1967, le petit Vincent n’était alors âgé que de 18 mois. «Nous sommes sortis de chez le médecin complètement démunis. Il nous a fallu parcourir toutes sortes de livres pour essayer de comprendre ce trouble. C’était assez fastidieux», raconte la Montreusienne en contemplant la photo de son fils, disparu depuis peu. C’est justement pour aider les parents d’enfants touchés par ce handicap que cette maman a décidé de prendre la plume. Mais pas seulement. «Le but était aussi de présenter l’autisme au grand public. En le vulgarisant par un art populaire comme la bande dessinée, on le rend accessible à tous», explique-t-elle.